Monastère de Skellig Michael
Pays: Irlande
Ville : Skellig Michael
Epoque: Moyen-âge
Date: 600 après JC

Contexte géographique et historique
Au large de l'extrême sud-ouest de l'Irlande (Eire), deux petites îles rocheuses semblent perdues et désertiques.
Little Stellig n'a effectivement jamais été habitée autrement que par des oiseaux. Par contre, une petite communauté de moines catholiques s'est installée sur Skellig Michael aux environs du 6èeme siècle. C'est dans cet endroit perdu du monde, que les moines décidèrent d'édifier un monastère.
Durant cinq siècles, ils vécurent sur l'éperon rocheux.
Vers 1200 la communauté abandonne l'endroit et regagne le continent. L'île reste cependant un lieu de pèlerinage organisé par les moines de l'abbaye de Ballinskelligs.

De nos jours...
En 1800, l'île est rachetée par les « Phares et Balises » pour y construire deux lanternes servant de phares.
Depuis 1987, le seul phare restant est automatisé, si bien qu'à partir de cette date, plus personne ne réside sur Skellig Michael.
Lorsque le temps le permet, les touristes peuvent se rendre sur l'île et gravir courageusement les marches qui mènent à l'ancien lieu de résidence d'une poignée de moines. Ils seront récompensés par une vue exceptionnelle.
Le lieu a été classé au Patrimoine Mondial de l'Unesco en 1996.

Isolement
Il n'existe aucun port sur Skellig Michael. Tout au plus une petite jetée permet, lorsque la houle n'est pas trop forte, aux passagers d'une embarcation de débarquer mais il n'est pas possible d'y amarrer un bateau.
Cet isolement explique la préservation exceptionnelle du site.
Le piton est tellement abrupt que toutes les constructions se localisent autour d'escaliers en pierre. Le sommet culmine à 210 mètres au dessus des flots.

Description
Les moines y vivaient donc complètement isolés. Ils devaient se contenter pour manger du produit de la pêche et de quelques maigres cultures.
Ils logeaient dans de minuscules maisons construites en pierres plates sèches, disposées en forme de ruches.
On retrouve ce genre d'habitations appelées « Beahive hut » (ruche) dans la péninsule de Dingle, le coin ouest de l'Irlande.
Ce sont les moines disciples de Saint Patrick qui, au 5ème siècle, ont introduit cette méthode de construction par superposition de pierres sèches, sans mortier.
Outre les quelques habitations composées d'une seule pièce, on a retrouvé les traces de deux bâtiments carrés qui pourraient avoir été des chapelles.

Polémique
Une polémique concernant la datation des bâtiments de l'île soulève bien des questions. En effet, certains historiens pensent qu'elles sont postérieures à l'époque où les moines vivaient sur l'île, estimant que leur état de conservation est trop parfait pour avoir traversé 14 siècles, livrées aux rigoureuses conditions climatologiques irlandaises.
Il est cependant bien difficile d'avoir des certitudes puisque d'une part, les premiers écrits mentionnant des bâtiments sur Skellig Michael datent seulement de 1756 et que, d'autre part, aucune fouille n'a été menée sur l'île pour déterminer avec précision la date d'occupation des lieux.
Affaire à suivre